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  • mercredi 7 septembre 2016

    Les rencontres nationales de permaculture 2016

    LES rencontres permacoles 2016 se sont déroulées du 21 au 28 août, à Montpezat-sous-Bauzon (07). Elles étaient accueillies par La Messicole (Anne Lacour et Steve Read), et coorganisées par Brin de Paille, l'Université POPULAIRE de Permaculture (U.P.P.) et Générations Futur.

    Une partie de La Graine a eu le grand plaisir de vivre des jours intenses sur cet événement qui fleurait bon l'autogestion et le partage, dans la vie quotidienne comme sur les nombreuses activités proposées par les participants : construction de murs en pierres sèches, tournure sur bois, enduits terre, ateliers rocket-stove, conférences, témoignages, tables rondes, ateliers enfants, stands d'information, sorties naturalistes, bœufs musicaux, jeux, baignades, randonnées, cours de danses, d'arts martiaux, massages, réflexion collective sur l'évolution de la permaculture, spectacles, projections, Assemblées Générales de Brin de Paille et de l'U.P.P., réunion des correspondants locaux... et nous en oublions !

    Mais laissons plutôt la parole aux organisateurs.. Voici donc une petite vidéo qui, nous l'espérons, vous donnera envie de rejoindre ce type d'événements et de réseaux :




    La liste serait trop longue ou incomplète,
    alors un très grand merci à tous ceux et celles
    avec qui nous avons eu la joie
    de passer un moment sur ces Rencontres.

    Et à très bientôt !

    vendredi 2 septembre 2016

    La permaculture est-elle viable économiquement ?

    CETTE question nous est régulièrement posée : à notre avis, la permaculture est viable économiquement ?
    Nous devons tout d'abord dire que la formule se mord un peu la queue, attendu que la création d'une permaculture, c'est-à-dire d'une culture soutenable, passe nécessairement par la mise en place d'une économie soutenable.

    Donc réponse courte : oui, nous pensons qu'une économie soutenable est viable économiquement !

    Comme pour tous les autres domaines (habitat, alimentation, énergies, etc.), la permaculture prône une économie respectueuse de tous les humains et de la planète dans son ensemble, une économie basée sur l'autonomie et l'entraide, et non sur l'épuisement des ressources et l'asservissement des peuples. D'un point de vue pratique, il s'agit de privilégier une économie de circuits courts et d'échanges directs, par exemple par le WWOOFing, la création de monnaies locales, de marchés de producteurs, d'AMAPs, le troc, le covoiturage...

    Mais bien souvent, la question cachée derrière la première est : peut-on vivre de la vente de produits générés par une ferme en permaculture ? Alors oui, de nombreux producteurs y parviennent. Leur production est généralement très variée pour un meilleur équilibre écosystémique et, par conséquent, un meilleur équilibre économique : face à un ravageur, une maladie ou une météo difficile, une ferme qui produit des fruits, des légumes, des œufs, de la viande, des champignons, du miel, des aliments transformés (bocaux), etc., ne perdra qu'une partie de ses revenus. Elle est ainsi beaucoup plus résiliente qu'un producteur en monoculture condamné à dépendre des indemnisations.
    Même s'il y a mille façons de faire, le plus gros du travail est généralement à fournir les premières années puisque l'idée est de créer un système quasiment autonome. Pour faciliter le démarrage, on peut solliciter l'aide de volontaires le temps de l'installation, par le biais de financements participatifs, de chantiers collectifs, grâce à l'échange avec des stagiaires, des WWOOFers, etc. La création d'un tel lieu peut obtenir le soutien de nombreuses personnes, en particulier si la dimension pédagogique est prise en compte, car de plus en plus de monde cherche à se former sur l'écohabitat, le jardin naturel, l'autonomie énergétique, les outils d'organisation collective, etc. Par la suite, la ferme demandera moins de travail et, à surface égale, produira plus qu'une ferme conventionnelle.

    Pour rester dans le domaine agricole, rappelons que l'agriculture communément pratiquée dans notre pays n'est pas du tout viable économiquement. De plus en plus dépendants des énergies fossiles, des pesticides, des engrais et des subventions, bon nombre d'agriculteurs s'en sortent à peine, tandis qu'une poignée de gens s'enrichissent à outrance : les banques bien sûr, les compagnies pétrolières, l'industrie phytosanitaire qui, au passage, brevète les semences, mais aussi quelques très gros céréaliers qui captent l'essentiel des subventions européennes.
    Il n'y a rien de viable là-dedans, et moins encore si l'on s'intéresse à l'ensemble du système : où et comment sont extraits et transformés les composants des produits chimiques et des machines ? Qui les fabrique et dans quelques conditions ? Quelle énergie est dépensée pour les fabriquer, les transporter, les stocker, et les utiliser ? Comment sont-ils recyclés ? Rappelons qu'en tenant compte de tous ces facteurs, l'agriculture industrielle dépense en moyenne quinze calories pour en produire une. L'un des objectifs principaux d'une production en permaculture étant d'inverser complètement cette tendance, elle devient forcément infiniment plus "viable".

    Une multitude de micro-fermes autonomes, cela signifie une multitude de petits producteurs, donc des créations de richesses et d'emplois localement, des circuits courts rendus solides par le tissage de réseaux et la création de monnaies locales...
    Il ne s'agit donc pas de remplacer des techniques polluantes et énergivores par des techniques écologiques, mais plutôt de remplacer un modèle inefficace par un qui fonctionne durablement.

    Rappelons au passage que dans une ferme en permaculture, les humains aussi tendent vers l'autonomie, ce qui passe nécessairement par l'adoption d'un mode de vie plus sobre, et donc vers un besoin d'argent de moins en moins important, grâce à l'autoproduction d'aliments, d'énergie, de matériaux de construction, voire d'outillage et de jeux, au recyclage (compost, phytoépuration, récupération...), mais aussi grâce à des moyens d'échange alternatifs ou à la simple entraide.

    Car, ne l'oublions pas, "faire de la permaculture" ou "être permaculteur" ne signifie pas nécessairement produire des fruits et légumes !
    De nos jours, beaucoup choisissent de devenir formateurs, conseillers ou designers, afin de promouvoir la permaculture en général, un domaine en particulier ou une technique bien précise.
    Nous constatons avec joie que la demande aussi croît sans cesse et il nous semble que, dans cette transition que nous vivons, c'est une bonne façon de partager ses connaissances et ses expériences tout en payant les factures.

    Il n'est donc même pas nécessaire de jardiner, surtout si l'on fait partie d'un collectif où l'on échange volontiers les productions, les ressources et le temps libre. Ainsi, des milliers de métiers peuvent être exercés en permaculture, que ce soit dans l'agriculture, l'enseignement, l'artisanat, la santé, l'urbanisme, les technologies, les sciences, etc.
    Pour chacun de ces domaines, il suffit de se demander comment pratiquer un métier qui prenne à la fois soin des humains et de la planète, tout en favorisant le partage.

    Fastoche, non ?

    jeudi 1 septembre 2016

    Septembre au jardin

    EN septembre, de nombreux semis et plantations sont de nouveaux possibles pour bien remplir le potager d'automne et d'hiver. Dans cette vidéo, Damien nous parle aussi d'une manière naturelle et efficace de gérer les maladies et, comme chaque mois, de plantes sauvages comestibles !


    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
    Pour soutenir La Graine Indocile : c'est ici.

    lundi 1 août 2016

    Août au jardin

    POUR ce mois d'août, Damien nous parle récoltes de légumes et de semences, semis pour l'automne, préservation de la biodiversité, plantation de noyaux, boutures de persistants et, encore et toujours, plantes sauvages comestibles !


    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
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    lundi 25 juillet 2016

    Le jardin du Grand Jas (chanson semi-poétique)

    AU gré des gens et des projets, notre petit jardin évolue ! Deux ans ont passé depuis notre visite des lieux en vidéo... et il faut dire que les choses ont un peu changé depuis ! Alors voici une modeste mise à jour, en chanson parce que c'est l'été, et que l'été il faut guincher (tatatiiin) !



    Mais bon, vous auriez quand même mieux fait d'écouter la vraie !

    mardi 19 juillet 2016

    Qu'est-ce qu'une butte en permaculture ?

    LA "butte de permaculture", voilà une formule qu'on l'on entend de plus en plus, bien souvent pour désigner une butte de terre ou de compost dans laquelle on intègre du bois en décomposition, où l'on "polycultive" des plantes potagères et que l'on couvre régulièrement de matière organique.

    Cette façon de faire peut être très efficace, mais rappelons tout d'abord que la permaculture n'est pas une technique de jardinage ! C'est une façon de penser et d’aménager les territoires pour la création d'un mode de vie soutenable. Cela n'impose aucunement la culture de légumes, ni la création de quelque butte que ce soit. Donc réponse courte : une butte en permaculture, ce n'est qu'un petit élément facultatif à intégrer dans un grand tout !


    Les différents domaines de conception en permaculture
    (schéma de David Holmgren, adapté par permacultureprinciples.com)



    UN ÉLÉMENT D'UN SYSTÈME

    Cultiver une butte en permaculture implique de prendre soin de la biodiversité (y compris souterraine) en préservant des plantes sauvages sur la butte et alentour, en créant des lieux d'accueil pour la faune à proximité (mare naturelle, hautes herbes, tas de pierres...), en pratiquant le non-labour, en bannissant tout pesticide (naturel ou non) et tout engrais de synthèse (néfaste pour la vie du sol), bref en permettant à un maximum d'espèces animales et végétales de s'installer et de se nourrir, pour que se mettent en place des écosystèmes naturellement équilibrés et autonomes ou presque, et pour l'augmentation constante de la fertilité sans dépense d'énergie, par la création d'humus.
    À propos d'énergie, cultiver une butte en permaculture implique aussi d'en limiter les arrosages (surtout pompés dans les nappes) en récupérant les eaux pluviales, en sélectionnant des semences résistantes au climat local, en opérant des arrosages réfléchis plutôt que du goutte-à-goutte permanent,  pour forcer les racines à plonger dans le sol et s'autonomiser.
    Enfin, cultiver une butte en permaculture, c'est aussi l'intégrer dans un système global en permaculture, où des toilettes sèches et des déchets de cuisine fournissent le compost, où le soleil chauffe la serre à semis, où des arbres fournissent des feuilles mortes ou du broyat pour le paillage, de l'ombre, des manches à outils, du bois pourri à enterrer éventuellement dans la butte, etc., etc.

    Dans un système en permaculture, on fait naître autant
     d'interactions que possible entre les différents éléments.



    EMPLACEMENT ET COMPOSITION

    Cultiver sur butte plutôt qu'à plat a des conséquences sur le drainage, l'évaporation, l'ensoleillement, l'exposition au vent, la végétation spontanée, l'activité des microorganismes, la surface cultivable et l'ergonomie. Selon les conditions et selon les jardiniers, chacune de ces conséquences peut devenir un avantage ou un inconvénient. Et pour certains d'entre nous, une culture à plat sera même plus efficace et nécessitera beaucoup moins de travail !

    Il apparaît clair que ce n'est pas la composition même d'une butte qui la rendra "en permaculture" ou non, mais plutôt son adéquation avec le climat, le sol, les cultures souhaitées ou encore la façon d'arroser.

    Une simple butte de terre permettra de drainer l'eau sur un sol marécageux. Du bois pourri au cœur de la butte permettra au contraire d'y stocker de l'eau. Une butte en lasagnes apportera énormément de fertilité sur un sol épuisé ou inexistant. Un coffrage permettra de maintenir la butte en place, de jardiner debout ou de barrer la route aux sangliers. S'il est en bottes de paille, il stockera de l'eau et servira d'isolant. Des buttes très courbées offriront différentes expositions pour des cultures en plein soleil, à l'ombre, au chaud dès le matin..., ainsi que de plus grandes opportunités à la faune sauvage pour s'abriter et circuler. Sur un terrain en pente, une butte peut suivre une courbe de niveau et ainsi capter les ruissellements. Une zone surélevée , quelle qu'elle soit, peut aussi permettre de cultiver au pied d'un arbre sans être gêné par ses racines...




    Bref, il n'existe pas de recette toute faite reproductible partout et pour tout le monde, mais un très grand nombre de possibilités à expérimenter et à adapter. Et c'est bien pour cette raison que la culture sur buttes est si intéressante en permaculture.


    Ici, nous avons créé une "lasagne" en alternant des couches de matières carbonées et azotées (paille et tonte fraîche en l'occurrence), puis une bonne couche de compost mélangé à de la terre et un paillage. La lasagne est une technique efficace immédiatement qui nous convient particulièrement car, les buttes se décomposant assez rapidement, nous pouvons les renouveler chaque année lors de nouvelles formations, et au passage obtenir de grandes quantités de compost.
    Le coffrage en bottes de paille nous permet de pallier à la fois les nuits très froides du printemps et la longue sècheresse estivale.


    Une butte peut donc être composée de matériaux très divers, et l'on en vient souvent à se demander lesquels sont à favoriser et lesquels sont à bannir.
    Pour nous, cela dépend avant tout des matériaux disponibles sur place car, d'un terrain à l'autre, on pourra ramasser tel ou tel bois mort, telles feuilles mortes ou telles herbes sèches, faucher l'herbe fraîche d'une allée ou récupérer du fumier... Valoriser la diversité et les ressources locales est un principe essentiel de la permaculture, puisque importer de la matière organique sur un terrain implique toujours une dépense d'énergie et souvent une pollution. Il serait vraiment dommage de se passer de celle déjà à portée de main en allant "dépouiller" un autre endroit.

    Sur le jardin du Grand Jas, nous apportons régulièrement de la paille produite localement, mais nous comptons bien nous en affranchir, aussitôt que les arbres (encore jeunes) fourniront suffisamment de matière pour répondre aux besoins du lieu.
     

    Lors de cette formation sur un terrain assez arboré, nous disposions de bois en décomposition et d'humus. Nous avons donc étalé une bonne couche de bois pourri au sol (pour faire office d'éponge et pallier à la sécheresse du lieu). Une tranchée peu profonde a été creusée de chaque côté pour fournir la terre, que nous avons rabattue par-dessus le bois pour créer la butte. Nous avons ajouté ensuite une couche d'humus pour enrichir la zone, installé les premières plantations en terre et couvert de paille.



    MATÉRIAUX NOCIFS

    Il nous est souvent demandé si tel ou tel matériau est utilisable, car une infinité de végétaux sont décriés, sur internet ou ailleurs, pour un usage au jardin. Les feuilles de chêne, de platane, de laurier, de thuya, de noyer, les aiguilles de conifères et un tas d'autres matières végétales sont généralement bannies du tas de compost ou du paillage car lentes à se décomposer, riches en substances acidifiantes, porteuses de maladies ou encore inhibitrices du développement de telle ou telle culture. Pour des raisons similaires, l'apport de cendre, de restes de viande, d'agrumes, etc. sont aussi déconseillés.

    Pourtant, dans la nature, toutes les matières organiques sont compostées, du moment que des vers, insectes, champignons et autres bactéries y ont accès. Un tas de feuilles mortes de chêne ou de platane mettra très longtemps à se composter car ce sont des matériaux très carbonés, très durs, que les organismes auront plus de mal attaquer que, par exemple, une épluchure de carotte ou une feuille de frêne. Mais la décomposition finira toujours par se faire. Certains composts à chaud comme le compost Berkeley viennent à bout d'à peu près n'importe quel végétal assez rapidement, s'ils sont bien faits. Même la carcasse d'un animal finit toujours par faire du terreau !

    La particularité de la cendre de bois est que, mélangée à de l'eau, cela donne de la soude, fortement corrosive et nuisible pour la vie du sol (bien qu'une petite poignée par-ci par-là ne pose pas de problème). D'ailleurs, la cendre, la sciure fine ou le marc de café, toutes les poudres très fines en fait, créeront une croûte asphyxiante si elles sont étalées en couche épaisse.

    Avec le compostage, l'acidité et la "toxicité" des végétaux disparaît. C'est pourquoi l'apport de feuilles de chêne, de noyer ou d'aiguilles de pin en décomposition n'est pas problématique.
    Si les feuilles en question ne sont pas du tout décomposées, mieux vaut effectivement éviter de les utiliser en couche épaisse pour couvrir une culture, mais on peut par contre les mélanger à d'autres végétaux et/ou intercaler une couche de matière azotée (épluchures, tonte) en dessous, et leurs effets ne s'en ressentiront plus.

    D'ailleurs, en définitive, le plus simple est d'apporter un maximum de diversité de matières, afin qu'aucun excès de quoi que ce soit n'apparaisse, tout comme une grande biodiversité empêche le pullulement d'une espèce.

    Beaucoup de maraîchers ont pour habitude d'arracher les plants de tomate ou de courge en fin de vie (et de les brûler !) car ils sont porteurs de champignons pathogènes. Mais en coupant ces plantes au lieu de les arracher, les racines restées dans le sol se décomposent et fournissent de l'air et de la nourriture à la vie souterraine. La partie coupée peut être redéposée sur place pour s'ajouter au paillage déjà existant ou, si elle est encore verte, sous le paillage pour apporter de l'azote au sol. Si elle est infectée par un champignon, elle attirera divers animaux décomposeurs friands de champignons, comme certaines coccinelles, des coléoptères, et même des limaces, qui préfèreront manger ces feuilles malades plutôt que des plantes saines. Et par la sélection de semences, la non-taille, la polyculture et le respect de la biodiversité, les champignons pathogènes cessent rapidement de poser problème.

    Dans les jardins de La Graine Indocile, toute la matière organique est rendue au sol, via un compost, un paillage ou l'intestin d'une poule. Les feuilles de chêne font un très bon mulch qu'il faut parfois couvrir de quelques branchages pour ne pas qu'elles s'envolent.

    Nous avons peu d'expérience avec les conifères, mais certains jardiniers, comme Philippe Forrer, ont montré d'excellents résultats de cultures paillées aux aiguilles de conifères. De nombreux facteurs peuvent entrer en jeu : le pH initial du sol, le degré de dégradation des aiguilles ramassées, l'adaptation des cultures... Il faut donc essayer !
     
    On entend souvent dire que rien ne pousse sous les conifères, sous les chênes, sous les noyers... Effectivement, ces arbres sécrètent des substances qui inhibent la germination de certaines plantes, mais en réalité, c'est surtout le manque de lumière qui peut faire que "rien ne pousse". Il suffit d'aller voir sous ces arbres en bordure de clairière ou de lisière pour s'apercevoir que de nombreuses espèces peuvent y pousser. Reste à trouver quelles cultures se plairont ou non sous les vôtres...
    L'expérience a montré que sous un noyer, les pommes de terre ou le blé, par exemple, poussent sans problème ; mieux encore, la juglone sécrétée par le noyer limite la levée de nombreuses herbes spontanées, donc les cultures sont moins concurrencées.


    Mi-juillet, au pied de ce noyer, nous avons trouvé : sauge fausse-verveine, chénopode, herbe au bitu­me, scabieuse et plusieurs graminées. Impossible de croire que rien ne pousse sous un noyer, pour peu qu'on y jette un œil, a fortiori au printemps, lorsque la végétation est bien plus abondante !


    CONCLUSION

    L'important est de saisir qu'en permaculture, nous souhaitons atteindre l'autonomie et l'équilibre d'un système, qu'il s'agisse d'un jardin, d'une ferme ou de toute autre chose. Mais c'est un objectif et non une règle pour juger de qui fait bien ou qui fait mal ! Nous ne sommes pas en train de dire qu'une butte de culture est mauvaise si elle est arrosée par forage ou amendée à l'aide de matériaux venus de loin. Elle est seulement améliorable, et ça aussi c'est une bonne chose.

    vendredi 1 juillet 2016

    Juillet au jardin


    TUTEURER, pratiquer la taille douce, pailler, semer, récolter des légumes, des plantes sauvages, des semences, et laisser pousser ! Voici donc les conseils de jardinage en juillet, par l'ami Damien...


    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
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