Onglets


  • mercredi 4 mai 2016

    Mai au jardin

    EN mai, les semis sortent enfin des serres et les plantes sauvages comestibles se multiplient. Dans cette vidéo, Damien nous parle semis directs, plantation de patates douces, mulchage des pommes de terre, protection contre le froid, associations et densité des cultures, repiquage, arrosage et cueillette sauvage. Rien que ça !

    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
    Pour soutenir La Graine Indocile : c'est ici.

    samedi 23 avril 2016

    L'instant partagé

    INSTALLEZ-VOUS confortablement pour aller à la rencontre de Patricia et Dominique qui nous présentent leur association L'Instant Partagé, et nous parlent de forêt comestible, de cultures en serre, de spiruline et de jardin partagé avec vue sur la mer !


    Pour en savoir plus, c'est sur instantpartage.fr !

    dimanche 3 avril 2016

    Avril au jardin


    EN avril, les activités au jardin sont nombreuses, en particulier sous serre. Ce mois-ci, Damien nous parle plantations de pommes de terre, plantes sauvages, purins... et semis bien sûr !


    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
    Pour soutenir La Graine Indocile : c'est ici.

    mercredi 30 mars 2016

    La zone sauvage du jardin du Grand Jas

    LA zone sauvage du jardin du Grand Jas est située à l'entrée du terrain. Il s'agit d'un endroit particulièrement marécageux, régulièrement inondé, d'une surface d'environ 1000m².



    LES PREMIÈRES ANNÉES

    En 2009 et 2010, quelques arbres ont été plantés sur cet espace : pruniers myrobolans, pruniers reine-claude, poirier, pommier, saules pleureurs, érables negundo et peuplier, mais aussi des bambous, et des cannes de Provence.
    En réalité, plusieurs autres espèces plantées ces années-là n'ont pas survécu à la combinaison gel + inondation, en particulier des oliviers ! Pour qui s'intéresse au design en permaculture, le premier conseil généralement donné (et que nous n'avons pas suivi ici) est d'observer un terrain pendant une année avant d'y effectuer des aménagements importants. Cela peut éviter bon nombre d'erreurs...

    Mais c'est en plantant ces premiers arbres que nous avons pu découvrir une source oubliée. Nous avons donc choisi de creuser une mare naturelle dans cette zone, à l'été 2010. Des massettes à larges feuilles et des nénuphars ont été implantés dans la mare, ainsi que quelques poissons rouges.

    Quelques buttes de terre extraite de la mare ont été créées en bordure de celle-ci pour accueillir des plantations ayant besoin d'un sol drainé, comme l'Elaeagnus ebbingei, un arbrisseau fruitier fixateur d'azote.


    La zone sauvage...
     

    ... en 2011.
     

    La mare en 2010...

    ... et 2011.

    Il a été rapidement décidé que nous garderions la zone aussi sauvage que possible, afin de créer un réservoir de biodiversité autour et à l'intérieur de la mare, autant pour le bien des espèces qui y trouveraient refuge que pour la bonne santé des cultures environnantes et le plaisir des yeux.


    Massettes à larges feuilles

    Nénuphars


    DES ACTIONS HUMAINES RÉGULIÈRES

    Depuis, la mare a été agrandie à plusieurs reprises par les membres de l'association, en profondeur lors des grandes sécheresses, mais aussi en superficie afin d'accueillir une plus grande biodiversité et de récupérer de la terre pour des constructions diverses (torchis, terre-paille banché, enduits terre). La terre extraite a aussi servi à surélever le chemin qui traverse la zone pour le maintenir hors d'eau lors des inondations.

    Chaque année, nous continuons d'agir sur la zone, de différentes manières :
    Certains saules sont conduits en arches ou en tonnelles le long du chemin.
    Des massettes sont parfois récoltées pour servir de paillage nutritif, mais aussi pour cuisiner (rhizomes et pollen).
    De plus en plus de fruits sont aussi récoltés.
    Nous continuerons de creuser la mare en profondeur, car le manque de pluie en 2015 l'a pratiquement asséchée.


    Le chemin surélevé rejoint une passerelle
    en bois qui enjambe la mare.
    La passerelle est démontée tous les deux ans (en théorie) pour être traitée à l'huile de lin. Mais une solution plus durable est en cours d'expérimentation : en 2016, de nombreuses boutures de saule ont été plantées sur les rives, de part et d'autre de la passerelle. Dans les années à venir, nous tâcherons de tresser les arbres entre eux pour former un pont vivant dont l'entretien nous fournira de la matière organique.
     

    Pour l'arrosage de nos cultures, l'eau est en partie puisée dans la mare. Nos plantes bénéficient ainsi d'une eau riche en excréments, algues, etc.


    LES ÉVÉNEMENTS NON-MAÎTRISÉS

    De nombreux animaux ont très vite colonisé la mare : grenouilles, gerridés, dytiques, libellules, agrions, araignées, guêpes... puis des éphémères, des couleuvres et divers oiseaux.
    D'ailleurs, depuis que les pruniers ont produit leurs premiers fruits, les oiseaux, et surtout les geais, s'en régalent et ressèment chaque année des noyaux un peu partout dans toute la zone.


     



    Des sangliers et des chiens viennent de temps à autre se balader dans la zone et pratiquer des chemins d'accès à l'eau. Les premières années, quelques jeunes arbres ont été arrachés par les sangliers, mais nous n'avons plus constaté de tels dégâts depuis longtemps.


    Une forte inondation en 2010 a ramené des poissons non-identifiés de la rivière jusque dans la mare. Un héron cendré que nous voyons souvent survoler Bras est venu pêcher à plusieurs reprises, décimant la population de poissons rouges facilement repérables, mais certains poissons (plutôt sombres) issus de la rivière ont survécu et se sont reproduits. Les pierres, les recoins et la végétation leur offrent suffisamment de cachettes pour s'en sortir, du moins jusqu'à maintenant (2016).
     

    Grâce aux nombreux prédateurs présents, nous n'avons aucun problème de moustiques dans cette zone. Cela conforte notre conviction qu'un écosystème sain et riche est à même d'intégrer des espèces réputées invasives et irréductibles, tandis que les moyens de lutte contre le moustique déployés à grande échelle dans nos contrées ont seulement permis la pollution des sols et des eaux à l'insecticide, l'empoisonnement des prédateurs et le développement de moustiques de plus en plus coriaces.


    LA SUCCESSION VÉGÉTALE

    En 2009, la zone sauvage, comme presque tout le terrain, était une jeune friche, résultat de fauches régulières pour produire du foin. Elle n'accueillait alors qu'un très petit nombre d'espèces végétales différentes : chiendent commun, potentille rampante, cardère à foulons, laitue serriole, rumex crépu et grande prêle.

    Depuis que nous n'agissons plus sur le milieu, pas même en piétinant le sol, ces plantes pionnières ont pu amorcer tranquillement leur travail de décompactage, de dépollution, d'ombrage et d'enrichissement du sol, permettant à des plantes un peu plus exigeantes d'apparaître. De nouvelles espèces fleurissent ainsi chaque année, pour notre plus grand plaisir : salicaire, séneçon jacobée, grand plantain, plantain lancéolé, picride, salsifis à feuilles de poireau, liseron des champs, épilobe hirsute, gaillet, carotte sauvage et quelques autres que nous n'avons pas encore identifiées.


    Épilobe hirsute

    Cardères dans la brume

    Si l'on se réfère aux travaux de Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices, on constate que la végétation dominante est et sera toujours conditionnée par le caractère marécageux du lieu, gorgé d'eau une bonne partie de l'année, donc asphyxié et compacté, puis souvent sec en été.
    La grande prêle, la salicaire, le rumex crépu, la potentille rampante et l'épilobe hirsute témoignent d'un sol extrêmement humide, voire carrément inondable ; quant au chiendent et à la carotte sauvage, ils dénoncent tous deux le fort contraste hydrique que subit notre sol au fil de l'année.
    Mais cela n'a pas empêché la biodiversité d'augmenter nettement, ni le sol de se modifier en 5 ans !

    Entre 2014 et 2015, les carottes sauvages ont envahi toute la zone. Il est probable qu'il s'agisse d'une nouvelle étape importante, car les fleurs des carottes qui apparaissent à la fin du printemps forment un grand tapis à près d'1m du sol et créent un léger ombrage, ce qui devrait peu à peu calmer les pionnières et lever la dormance de nouvelles espèces.
    En 2015 toujours, les séneçons jacobées ont été bien plus présents que les années précédentes. D'après Gérard Ducerf, cette plante annonce l'évolution du milieu vers la forêt...


    Carottes sauvages en fleurs
     

    Fleurs de séneçon jacobée
    (butinées par Ectophasia crassipennis)

    Il nous tarde, chaque année, d'observer la suite des événements !

    En lien avec cet article :
    Des mauvaises herbes ?

    jeudi 24 mars 2016

    La forêt fruitière et la greffe par Maurice Chaudière

    MAURICE Chaudière, auteur des ouvrages Apiculture alternative et La forêt fruitière, est connu pour avoir développé une apiculture respectueuse du mode de vie des abeilles, mais aussi pour avoir réalisé les greffes les plus improbables, notamment de fruitiers sur essences sauvages, transformant ainsi des milieux plutôt incultes (garrigues, landes...) en lieux productifs.

    En mars 2016, il était invité par l'association Trait d'union - RESOL 21 à Aubagne, pour une conférence intitulée Les greffes pour forêt fruitière.
    L'équipe de La Graine Indocile est heureuse d'avoir pu y assister et de vous en proposer un extrait :


    lundi 14 mars 2016

    Sélection naturelle

    CHAQUE jour, de plus en plus d'informations en français sont disponibles sur internet, concernant la permaculture, l'agriculture et le jardinage naturels, l'écohabitat, la vie du sol, les plantes sauvages, etc. Mais parfois, rien ne vaut un bon bouquin !

    Voici une sélection d'ouvrages francophones qui nous paraissent intéressants, voire indispensables...

    Semences de Kokopelli
    Dominique Guillet
    (La voix des semences)

    Cette "bible" de la semence recense près de 3000 variétés de plantes (principalement alimentaires). Pour chaque espèce sont donnés l'historique, le mode de pollinisation, des conseils de jardinage et de production des semences. L'ouvrage propose aussi de nombreux articles de fond sur l'agroécologie, la biodiversité, la confiscation du vivant... Acheter ce livre, c'est aussi soutenir l'association Kokopelli qui lutte pour des semences libres, une régénération des sols et une biodiversité alimentaire.
    La révolution d'un seul brin de paille
    Masanobu Fukuoka
    (Éditions Trédaniel)

    Un livre très inspirant qui mêle philosophie et agriculture, reposant sur l'idée que seule la nature fait pousser les plantes, et non l'homme. Ce livre est un incontournable, mais attention : l'auteur étant japonais, les techniques décrites concernent presque exclusivement la culture du riz. Cependant, sa philosophie peut être appliquée à toutes sortes de cultures.
    Introduction à la permaculture
    Bill Mollison
    (Passerelle Éco)

    D'après nous la meilleure référence francophone sur le sujet, par l'un des fondateurs de la permaculture. Cet ouvrage présente à la fois une réflexion sur le concept et des stratégies de design détaillées (habitat, élevages, fruitiers, jardin naturel, microclimats, milieux urbains, etc.). Il propose pour finir une grande sélection d'espèces végétales intéressantes.
    Permaculture
    David Holmgren
    (Éditions Rue de l'Échiquier)

    Ouvrage de référence par l'un des fondateurs du concept de permaculture. L'auteur établit et illustre 12 principes de conception sur lesquels s'appuyer "pour un mode de vie soutenable".
    La permaculture de Sepp Holzer
    Sepp Holzer
    (Éditions Imagine Un Colibri)

    L'auteur prouve qu'un aménagement consciencieux du territoire et des modes de culture respectueux du vivant permettent d'obtenir une grande diversité de microclimats et d'excellentes productions malgré des conditions difficiles (grands froids et pentes raides). Ce livre n'est pas le manuel idéal pour un projet à petite échelle, mais il fourmille d'idées quant au design en permaculture et de techniques pour des productions diversifiées.
    Construire en terre-paille
    Alain Marcom
    (Terre Vivante)

    Un très bon manuel pour une technique simple et extrêmement efficace : le terre-paille banché. L'ouvrage détaille chaque étape de la construction : fondations, ossature, coffrage, remplissage en terre-paille, enduits de finition, jusqu'aux équipements (menuiseries, eau, électricité, etc.) . Le livre fait aussi un petit tour de la question du point de vue historique, juridique, écologique et sanitaire.
    Faire ensemble
    Robina McCurdy
    (Passerelle Éco)

    De nombreux outils sous forme de fiches techniques, pour apprendre à coopérer, co-créer et avancer ensemble. Pratique et efficace !
    Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)
    Marshall Rosenberg
    (Éditions de La Découverte)

    Par le biais de récits et d'exercices concrets, ce livre nous apprend à communiquer avec l'autre sans jugement et en toute sincérité.
    Créer un jardin-forêt
    Patrick Whitefield
    (Éditions Imagine Un Colibri)

    À notre connaissance, le seul ouvrage francophone entièrement consacré à cette fabuleuse méthode de culture qu'est la forêt comestible.
    Jardinez avec les insectes
    Vincent Albouy
    (Éditions de Terran)

    Alliant fiches descriptives et conseils pratiques, ce livre est un excellent outil pour comprendre et contrôler les invertébrés au jardin, tout en agissant avec la nature plutôt que contre.
    Guide du nouveau jardinage
    Dominique Soltner
    (Éditions de Terran)

    Ce guide pratique propose une méthode de culture efficace, sans travail du sol ni efforts excessifs, par le mulchage et le compostage.
    La forêt fruitière
    Maurice Chaudière
    (Éditions de Terran)

    L'auteur, célèbre pour avoir pratiqué les greffes les plus improbables, nous montre comment utiliser la greffe pour transformer en douceur une friche inculte en lieu d'abondance fruitière.
    Le génie du sol vivant
    Bernard Bertrand & Victor Renaud
    (Éditions de Terran)

    Petite "bible" de la vie du sol, ce livre reste accessible à tout amateur. Après une sévère critique de l'agriculture actuelle, il nous propose de porter un autre regard sur le sol et nous explique enfin comment le nourrir afin de pratiquer une agriculture respectueuse du vivant.
    Purin d'ortie & compagnie
    Bernard BERTRAND, Jean-Paul COLLAERT, Eric PETIOT
    (Éditions de Terran)

    Un livre de recettes pour toutes les décoctions, purins et autres macérats à base de plantes. De quoi protéger ou fortifier vos cultures sans passer par l'industrie phytosanitaire.
    Le régal végétal
    François Couplan
    (Sang de la Terre)

    Cette encyclopédie très complète des plantes sauvages comestibles ne permet pas leur identification, mais donne de nombreuses informations botaniques, sémantiques, historiques, chimiques, médicinales, alimentaires et tinctoriales sur 1600 espèces présentes en Europe, dont elle détaille surtout les usages culinaires.
    Agriculture naturelle
    Jospeh Pousset
    (Éditions Agridécisions)

    Nourrir une population plus nombreuse, consommer moins d'énergie fossile, ne plus polluer... L'auteur propose de nous inspirer d'une observation attentive de la nature qui sait depuis bien longtemps produire de manière parfaitement durable.



    Amis Brassois, les ouvrages suivants sont actuellement
    disponibles à la médiathèque de notre village.
    Nous remercions d'ailleurs Harmonie de les avoir ajoutés en rayons !


    L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices - Volume 1
    Gérard Ducerf
    (Promonature)

    Cet excellent outil permet de déterminer l'état d'un sol, et ainsi de savoir comment l'améliorer. Simplement par l'observation, en identifiant les plantes spontanées qui s'y développent, vous connaîtrez la nature de votre sol, sa fertilité, son pH, etc. De nombreuses informations sont données sur chaque espèce : clés d'identification, biotopes, comestibilité, propriétés médicinales, rareté... En 2015, 3 volumes sont disponibles, chacun détaillant plus ou moins 260 espèces différentes.
    Le sol, la terre et les champs
    Claude & Lydia Bourguignon
    (Sang de la Terre)

    L'agriculture actuelle ne répond pas au problème de la famine et épuise les sols. Partant de ce constat, ces deux ingénieurs agronomes vont détailler différentes techniques de culture, notamment celle sans labour, permettant de restaurer la biologie des sols.
    Le jardin naturel
    Jean-Marie Lespinasse
    (Éditions du Rouergue)

    Un très bon livre richement illustré sur la culture sur buttes et les associations de plantes, pour un jardinage respectueux du fonctionnement naturel du sol.
    Coccinelles, primevères, mésanges...
    Denis Pépin & Georges Chauvin
    (Terre Vivante)

    De nombreux animaux sont appelés "auxiliaires" au jardin, car ils pollinisent, régulent les populations de ravageurs, structurent ou enrichissent le sol... Et de nombreux végétaux nourrissent ou abritent ces auxiliaires. Plantes et animaux confondus, ce livre présente une centaine d'espèces et donne des indications pratiques pour les identifier et les accueillir chez soi : gîtes à insectes, nichoirs, haies, mares...
    Un petit coin pour soulager la planète
    Christophe Élain
    (Éditions Eauphilane)

    Tout sur les toilettes sèches : la législation, la construction, différents modèles, les enjeux sanitaires, l'odeur, le compostage... Un livre aussi instructif qu'amusant pour en finir avec notre manie de "chier dans l'eau potable".

    mercredi 2 mars 2016

    Mars au jardin


    EN mars, les choses à faire se multiplient au jardin : de plus en plus de semis à réaliser et de plantes sauvages à cueillir... Damien nous livre de nouvelles astuces pour un jardin autonome et efficace !


    Pour soutenir Damien et la chaîne Permaculture, Agroécologie, Etc. : voir à la fin de la vidéo.
    Pour soutenir La Graine Indocile : c'est ici.