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  • mercredi 28 septembre 2016

    Hommage à Bill Mollison

    NÉ le 4 mai 1928 à Tansley en Tasmanie (Australie) et récemment décédé, le 24 septembre 2016, Bill Mollison nous aura laissé un bel héritage. Cofondateur du concept de permaculture, il a œuvré une grande partie de sa vie à son développement pour essaimer ses convictions et partager le fruit de ses travaux.

    Chez La Graine Indocile, on aime bien ses principes, souvent appelés principes mollisoniens, que l'on essaie d'appliquer le plus possible :

    « Travailler avec la nature plutôt que contre elle »
    Cela paraît évident, mais souvent, on lutte en permanence contre certaines herbes pionnières qui reviennent chaque année, les fameuses « mauvaises herbes », mais en y regardant de plus près, on se rend compte que ces herbes en question ont des vertus médicinales, sont comestibles, vivent en synergie avec toute une microfaune du sol, protègent et participent à la transformation et l'aggradation du sol, etc.

    « Le problème est la solution » 
    Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein... Tout est une question d'angle de vue : mon problème de chardons dans mon potager est une solution à mon manque de phosphore dans mon sol. En prenant du recul, on entrevoit une infinité de possibles.

    « Faire le moindre changement pour le plus grand effet » 
    C'est une question d'efficacité, encore une manière d'économiser de l'énergie.
    Un exemple ? Les toilettes sèches. On nous parle de problème de fertilité des sols, d'un accès à l'eau potable de plus en plus difficile, de l'énergie dépensée pour traiter nos eaux vannes... Mais en changeant une de mes habitudes quotidiennes, je transforme un déchet en ressource par la création d'un compost, je diminue ma consommation d'eau potable (en moyenne, 36 litres d'eau potable utilisés pour la chasse par jour et par personne en France !), et cette quantité d'eau n'ira plus encombrer les stations d’épuration pour être traitées. Il est vrai qu'en France, sur ce domaine-là, le plus difficile pour franchir cette étape est la barrière psychologique.

    « Les seules limites sont celles de notre imagination » 
    Là aussi, une fenêtre s'ouvre sur un univers de possibles qui fait appel à notre créativité. Certains pensent que l'autonomie alimentaire n'est possible qu'à la campagne. Que nenni ! Cette vidéo de Bill Mollison sur la permaculture urbaine en est aussi un bel exemple !


    « Tout jardine ou a un effet sur son environnement » 
    On fait partie d'un tout et tout est en interaction dans le même système. Porter notre regard sur ces interactions nous ouvre de nombreuses possibilités et nous aide à développer notre créativité. Même une simple pierre ; oui oui ! Laissez-là quelques jours sur le sol, et vous verrez bien vite toute une faune se développer dessous, et transformer peu à peu le sol.

    « Chaque élément du système doit remplir plusieurs fonctions » 
    En effet, on voit souvent un prunier comme une simple usine à faire des fruits. Mais si l'on y regarde de plus près, ce bel arbre remplit plusieurs fonctions : il me fait de l'ombre, de l'humus, du mulch, il ravit mes yeux aux différentes saisons, il me procure du bois, il offre le gîte et le couvert pour les animaux, il peut être un tuteur pour un kiwi, etc. Et la limite à ses fonctions n'est due qu'à celles de mon imagination !

    « Chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments » 
    Par exemple, pour me nourrir, si je diversifie les sources de mon alimentation, je vais augmenter la résilience de mon système. Je peux manger les œufs de mon poulailler, les légumes de mon potager, les fruits de mon verger, me servir un peu à l'A.M.A.P. locale, échanger avec mon voisin... Ainsi, si l'une de ces sources est amenée à avoir une baisse de production, liée par exemple à un problème climatique (gelée tardive sur mes fruitiers en fleurs), j'ai encore des ressources pour m'alimenter !


    A Bill Mollison,
    qui nous a profondément inspiré et qui en inspirera tant d'autres,
    pour que continue à perdurer ses travaux, que chacun puisse se les approprier,
    inventer et créer ce monde dans lequel nous souhaitons vivre ensemble.

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